« Pourquoi notre futur dépend des bibliothèques, de la lecture et de l’imagination ? » La réponse de Neil Gaiman

Le 14 octobre 2013, Neil Gaiman a donné une conférence à l’invitation de la Reading Agency,, au centre Barbican de Londres. Né an 1960, il est l’auteurs de célèbres comics, scénariste et romancier. Dans cette édition gratuite destinée aux bibliothécaires, l’auteur nous invite à répondre à la question : « Pourquoi notre futur dépend des bibliothèques, de la lecture et de l’imagination ».

L’auteur commence donc par nous dire pourquoi les bibliothèques sont importantes : « lire de la fiction, lire pour le plaisir, est une des plus importantes activités à laquelle on puisse s’abonner » (p. 5).

Le premier axe de son intervention porte sur les bibliothèques et les bibliothécaires qu’il faut « préserver » : ces derniers peuvent, en effet « favoriser l’amour de la lecture et des lieux où on peut la pratiquer ». La bibliothèque est, en effet, le lieu où on peut « devenir des lecteurs assurés et enthousiastes » et parce qu’elle « encourage l’action de lire », y compris en prison.
Le second axe de la présentation porte sur la fiction.
La fiction a deux rôles :

– Pour N. Gaiman, « c’est une drogue d’appel vers la lecture » (p. 7). On a besoin d’en savoir plus sur le déroulé de l’histoire, apprendre de nouveau mots, nous identifier aux personnages… « Lire, c’est la clé » (p. 7). L’arrivée d’Internet ne change rien à la lecture selon lui puisqu’on peut continuer à communiquer et à échanger (la preuve sur ce type de post). Il faut ensuite, dit-il, que nous donnions aux enfants l’envie et la possibilité de lire. « Je ne crois pas qu’il existe de mauvais livre pour enfant » dit-il, prenant l’exemple de la bande-dessinée. Au contraire même, il faut encourager à lire quel que soit le type de support : « Un adulte bien intentionné peut facilement détruire l’amour de la lecture chez un enfant : enmêchez-le de lire ce qui lui plaît, ou donnez-lui des livres valables mais ennuyeux qui vous plaisent, à vous, les équivalents XXIe siècle de la littéréture « édifiante » victorienne. Vous vous retrouverez avec une génération convaincue que lire n’est pas cool et, ce qui est pire, pas agréable » (p. 9). Lire tire donc vers le haut, quel que soit le type de lecture.
– La lecture développe également l’empathie : on bâtit un univers à partir de vingt-six lettres et on crée un monde, on le peuple, et on le voit par d’autres yeux. « Vous avez l’occasion d’éprouver des choses, de visiter des lieux et des mondes que vous ne connaîtriez jamais autrement » (p. 10). Encore plus poétique : « Vous apprenez que tous les gens autour de vous sont des moi eux aussi ». En lisant, on peut se faire un chemin dans le monde (p. 10).

Les bibliothèques sont des lieux à part où l’information est gratuite, où on peut y emmener les enfants, où l’on peut également découvrir de nouveaux univers. La bibliothèque « est un entrepôt d’informations, et un lieu qui fournit à tous les citoyens une égalité d’accès à ces informations. Y compris aux informations sur la santé. Et aux informations sur la santé mentale. C’est un espace communautaire. C’est un abri, un refuge face au monde. C’est un lieu où on trouve des bibliothécaires » (p. 16).
En conclusion de sa conférence, l’auteur raconte une anecdote sur Einstein : « Comment nous pouvions rendre nos enfants plus intelligents. Sa réponse a été à la fois simple et sage : « Si vous voulez que vos enfants soient intelligents, a-t-il dit, lisez-leur des contes des fées. Si vous voulez qu’ils soient plus intelligents, lisez-leur plus de contes de fées ».

La lecture est donc la clé d’une éducation du citoyen éclairé qui nous fait et nous fera comprendre le monde dans lequel on a vécu, on vit et on vivra.

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